Affichage des articles dont le libellé est Actualité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Actualité. Afficher tous les articles

mardi 13 novembre 2007

Mobilisation étudiante


J’étais ce matin à la Fac de Nanterre pour mon travail personnel d’apprenti chercheur. J’ai assisté à une partie du face à face entre les CRS et les étudiants grévistes-bloqueurs. Un nombre important d’étudiants assistaient à cette scène et pour certains protestaient contre le blocage. Vous pouvez voir ces images sur le site Rue89 qui a fait un reportage très intéressant ( http://www.rue89.com/2007/11/13/nanterre-coups-de-matraque-sous-les-applaudissements ).

Je suis choqué par ces évènements voyant certains étudiants se réjouir que leurs camarades se fassent taper par des CRS, alors que les bloqueurs n’avait usé d’aucune violence. (http://www.dailymotion.com/search/blocage/video/x3gyvc_etudiants-confusion-a-nanterre_news )

Je suis contre cette loi, pour différentes raisons, dont le simple fait qu’elle introduit une plus grande autonomie des Universités ce qui va renforcer les inégalités entre elles. Je comprends que les étudiants opposés à cette loi bloquent leur fac, car c’est le seul moyen de se faire entendre, de faire reculer le gouvernement et de développer un mouvement social massif. J’approuve complètement ce moyen d’action. Même s’il empêche les étudiants pauvres d’étudier.

Ayant participé au mouvement contre le CPE et la loi égalité des chances, je constate que la situation a changé les présidents d’Université , forts de l’expérience de 2006, appelant de manière préventive les CRS pour déloger les étudiants mobilisés. De plus, les tensions entre étudiants pro et anti-blocage ont l’air beaucoup plus vives, ce qui laisse penser que notre société se radicalise et que ce mouvement risque d’être encore plus violent que les autres.

Alors que ce soir débute une grève massive des cheminots nous apprenons, selon nos sources, que la Sorbonne (symbole de la lutte anti-CPE) aurait voté la grève et le blocage et l’occupation, alors que les CRS se rassemblent devant l’Université et empêchent les entrées. A suivre…

mardi 30 octobre 2007

Béatification honteuse


Dimanche 28 octobre 2007 plusieurs milliers de fidèles ont assisté place Saint Pierre de Rome à la béatification de 498 « martyrs » de la guerre civile espagnole par le pape Benoît XVI. Il s’agit d’honorer la mémoire des religieux tués dans la zone républicaine entre 1936 et 1939. L’historiographie de la guerre civile a ainsi comptabilisé 6 832 religieux assassinés de juillet à décembre 1936.

Cet acte religieux a déclenché une polémique en Espagne, car il s’effectue en plein débat sur la loi de la mémoire historique devant être votée au Parlement ce mercredi, qui a pour but de réhabiliter la mémoire des victimes de la guerre civile et de la répression franquiste. Le hasard du calendrier est plus que douteux, même si l’Eglise se défend de toute attaque contre le projet du gouvernement socialiste, en se disant pour la « réconciliation nationale ».

Belle réconciliation en effet que de béatifier les victimes des Républicains et de ne pas reconnaître son rôle dans la guerre au côté de Franco et des rebelles. Il faut rappeler que l’Eglise espagnole se rangea officiellement dès le début de la guerre du côté des rebelles. Mais surtout l’Eglise espagnole n’a jamais rien dit de la répression dont fut victime le clergé basque. Ce dernier se retrouva aux côtés des Républicains pendant la guerre civile et lors de la prise du Pays Basque en 1937 par les forces franquistes, une répression féroce s’abattit sur les prêtres basques. Cela prouve encore une fois que l’Eglise espagnole ne se trouve, et ne se trouvait, que d’un seul côté, celui des franquistes.

L’Espagne a toujours des problèmes avec son histoire et ses mémoires liés au passé de la guerre civile. La découverte et l’ouverture de nombreuses fosses communes à travers toute l’Espagne où sont enterrées des victimes de la répression franquiste prouvent que 70 ans après la guerre civile n’est pas prête de disparaître ni de l’esprit des Espagnols ni du débat politique.

lundi 22 octobre 2007

Guy Môcquet: lire ou ne pas lire...

La polémique actuelle sur la lecture ou non de la lettre de Guy Môcquet commence sérieusement à m’agacer. Nous avions proposé une autre lettre comme celle de Missak Manouchian résitant arménien qui luttait contre l’occupation allemande. Mais ce débat est stérile et stupide. La meilleure des manières d’honorer les Résistants et tous ceux qui sont tombés pour la libération de la France et la fin de la domination nazie en Europe, c’est de ne pas réitérer les erreurs du passé, et donc d’en tirer les leçons. Ce qui n’est pas fait au vu de la situation internationale notamment ce qui se passe au Darfour. Ce n’est pas la lecture d’une lettre qui va changer les choses, l’enseignement de l’histoire lorsqu’il pousse les élèves à réfléchir au présent en apprenant le passé suffit amplement.

On honore le passé lorsqu’on en tient compte au présent et que l’on agit en conséquence.