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vendredi 8 juin 2007

Une autre lettre de Résistant...




Notre cher président de la République a demandé que soit lue à tous les lycéens, à la rentrée, la lettre du jeune résistant Guy Môquet à ses parents la veille de son exécution. Mais ce n’est pas la seule. Une autre lettre tout aussi émouvante mérite d’être lue, celle de Missak Manouchian, résistant arménien de la FTP MOI (groupe des Francs Tireurs et Partisans- Main d’œuvre Immigrée), qu’il écrivit à sa femme avant d’être exécuté le 19 février 1944 au Mont Valérien:

« Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,
Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, je n’y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.

Que puis-je t’écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.
Je m’étais engagé dans l’Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous... J’ai un regret profond de ne t’avoir pas rendue heureuse, j’aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d’avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l’armée française de la libération.

Avec l’aide des amis qui voudront bien m’honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d’être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l’heure avec le courage et la sérénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n’ai fait de mal à personne et si je l’ai fait, je l’ai fait sans haine. Aujourd’hui, il y a du soleil. C’est en regardant le soleil et la belle nature que j’ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t’embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari.

Manouchian Michel.

P.S. J’ai quinze mille francs dans la valise de la rue de Plaisance. Si tu peux les prendre, rends mes dettes et donne le reste à Armène. M. M. »

mardi 5 juin 2007

Hommage à un Homme Politique...


Le 9 juillet 1936, lors du vote sur la participation de la France aux Jeux Olympiques de Berlin. La gauche s'abstient. Un seul député de gauche vote contre cette participation et soutient les Olympiades de Barcelone organisées en réaction aux jeux olympiques de l'Allemagne nazie, son nom: Pierre Mendès France. Volià un homme qui avait ce qui manque à la gauche d'aujourd'hui: des convictions et du courage.

jeudi 26 avril 2007

Guernica


Il y a 70 ans le 26 avril 1937 , en pleine guerre civile espagnole, le petit village basque de Guernica était bombardé par les avions de la légion Condor alliée du futur dictateur Franco. Environ 1 700 personnes furent tuées. C'est la première fois que des bombardements eurent pour cible des populations civiles dans l'histoire de l'humanité. Et ce fut le début d'une longue tradition meurtrière.

dimanche 4 mars 2007

Il y a 159 ans l'abolition de l'esclavage...



Il y a 159 ans exactement le 4 mars 1848 le principe de l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises était adopté par le gouvernement provisoire de la Seconde République. Victor Schoelcher, fervent abolitionniste, signera le décret le 27 avril. Il avait déjà été aboli en 1794 par la première République pendant la Révolution, mais remis ensuite en place par Bonaparte en 1802 sous le Consulat.

Voilà c'était juste pour se rappeler.